
Il est un monde où les insultes devraient ne pas exister, mais où, paradoxalement, s'y retrouvent de manière régulière. J'ai nommé la politique, dans le sens communauté, autant dire les personnages politiques, nos politiques...
Des réactions fulgurantes envers la presse, cela non plus n'est pas surprenant. La réserve, cette sorte de grandeur que le silence flatte, n'est pas connue dans le monde politique... ça n'est probablement pas suffisamment voyant !
Fin du prologue
C'est donc par un hasard total que j'arrive sur un article de Libération : le titre est accrocheur, les journalistes ont fait leur boulot.
Alors-même que le titre de l'article associe bien l'adjectif "stupide" au sondage cité, le contenu indique que notre ancien Premier Ministre critique Henri Guaino pour une utilisation tout autre de l'épithète.
Cela fait toujours bien de revenir sur le terrain politique plusieurs mois après sa déchéance, surtout quand son bilan de Premier Ministre est peu flatteur (euphémisme).
On laisse passer la vague, et quand les gens vous ont oubliés, vous revenez avec votre "stature" de sénateur : un poste prestigieux au sein d'une instante législative de poids, l'air grave, réfléchi, bref plus mûr : une vraie figure d'autorité ! On entend presque les mots "l'expérience acquise m'a permis de comprendre un certain nombre de choses, j'ai grandi dans ma fonction, je me suis assagi et ait établi le bilan de mon passage à Matignon".
Non, il ne l'a pas dit.
Bref, notre cher J.-P. Raffarin, de tout son aplomb, espère monter la population contre Henri Guaino ou au moins le discréditer. La manœuvre est claire, car l'évènement n'était pas d'importance... jusqu'à ce que J.-P. s'en mêle (s'emmêle, aussi) !
Jean-Pierre est-il si distrait ? Voilà qui casserait l'image de figure d'autorité...
Toujours est-il que M. Raffarin a tout bonnement déclaré qu'il n'acceptait pas... qu'Henri Guaino traite les français de stupides !!
On peut noter au passage que les journalistes laissent passer le décalage entre le contenu réel de la phrase de M. Guaino et l'interprétation de M. Raffarin sans pointer du doigt le problème...
De telle sorte que la confusion reste possible en survolant l'article ! Dommage, là ils ont d'un coup moins bien fait leur boulot.
Jean-Pierre, tu as raté l'entrée dans l'Acte II. Déjà que l'Acte I, on l'avait vite oublié pour le bien de tous...