Les artistes doivent pouvoir vivre de leur création. C'est un droit qui semble naturel, mais dont la réalité n'est pas si courante. Malheureusement, certains d'entre-eux, pourtant non nécessiteux, décident de se faciliter la vie, en remplaçant l'inventivité et l'ingéniosité d'un répertoire toujours nouveau par des reprises plus ou moins complètes de vieux titres.
Il y a d'abord les "tubes" actuels, et, pire, les "tubes de l'été". Pour certains, ce sont des reprises de bouts de titres des 70s ou 80s : un fond sonore, un thème, quelques paroles...
Pour d'autres, ce sont carrément des reprises, agrémentés d'un bon gros "boum boum" qui fait bouger la tête !
Le seul but de ces "créations" : par ici la monnaie ! Et malheureusement, c'est une tendance pas si rare que ça...
Qu'on ne modifie cependant pas le sens de mes propos. Certains artistes, en reprenant ostensiblement de vieux morceaux comme base, font un tel travail dessus pour en changer la nature et l'âme qu'il s'agit de quelque chose que l'on pourrait qualifier de "recréation". C'est le cas du groupe (français... non, pas de chauvinisme là-dedans...) Daft Punk.
On en viendrait même à louer ceux qui copient le boulot des autres quand on sait que certains... réutilisent leurs propres morceaux ! Et c'est là où je veux en venir au coeur de cet article.
On connait ceux qui reprennent de manière affichée leurs morceaux en un remix afin d'agrémenter un album de bonus, ou tout simplement pour le remplir. Bien sûr, David Guetta, l'a fait, et le refera (c'est un DJ à la base, quand même).
Mais ce qui m'horripile, c'est quand un morceau reprend une thématique d'un autre, tout en essayant de la cacher par tous les moyens, en changeant le nom notamment et en justifiant cela par de nouvelles paroles, chantées par un nouveau guest...
Un p'tit exemple ? :
Prenez la chanson "Gettin' Over" de l'album "One Love", tout récent. Un autre titre de David Guetta ne vous vient-il pas à l'esprit ?
Prenez maintenant la chanson "Love is Gone" en édition radio (pas le mix original) de l'album Pop Life de 2007. Est-ce plus clair, maintenant ?
David, t'aurais quand même pu faire l'effort de ne pas reprendre le même type de séquence d'entrée...
Il paraît qu'il plaît aux Etats-Unis, donc ça doit devenir un modèle... Toutes les stars de là-bas le réclament. C'est c'est génial ! On peu leur expédier en recommandé ? Et l'inscrire sur les listes noires de tous les aéroports d'Europe ?
mardi 20 octobre 2009
mardi 30 juin 2009
Le sondage de la stupidité

Il est un monde où les insultes devraient ne pas exister, mais où, paradoxalement, s'y retrouvent de manière régulière. J'ai nommé la politique, dans le sens communauté, autant dire les personnages politiques, nos politiques...
Des réactions fulgurantes envers la presse, cela non plus n'est pas surprenant. La réserve, cette sorte de grandeur que le silence flatte, n'est pas connue dans le monde politique... ça n'est probablement pas suffisamment voyant !
Fin du prologue
C'est donc par un hasard total que j'arrive sur un article de Libération : le titre est accrocheur, les journalistes ont fait leur boulot.
Alors-même que le titre de l'article associe bien l'adjectif "stupide" au sondage cité, le contenu indique que notre ancien Premier Ministre critique Henri Guaino pour une utilisation tout autre de l'épithète.
Cela fait toujours bien de revenir sur le terrain politique plusieurs mois après sa déchéance, surtout quand son bilan de Premier Ministre est peu flatteur (euphémisme).
On laisse passer la vague, et quand les gens vous ont oubliés, vous revenez avec votre "stature" de sénateur : un poste prestigieux au sein d'une instante législative de poids, l'air grave, réfléchi, bref plus mûr : une vraie figure d'autorité ! On entend presque les mots "l'expérience acquise m'a permis de comprendre un certain nombre de choses, j'ai grandi dans ma fonction, je me suis assagi et ait établi le bilan de mon passage à Matignon".
Non, il ne l'a pas dit.
Bref, notre cher J.-P. Raffarin, de tout son aplomb, espère monter la population contre Henri Guaino ou au moins le discréditer. La manœuvre est claire, car l'évènement n'était pas d'importance... jusqu'à ce que J.-P. s'en mêle (s'emmêle, aussi) !
Jean-Pierre est-il si distrait ? Voilà qui casserait l'image de figure d'autorité...
Toujours est-il que M. Raffarin a tout bonnement déclaré qu'il n'acceptait pas... qu'Henri Guaino traite les français de stupides !!
On peut noter au passage que les journalistes laissent passer le décalage entre le contenu réel de la phrase de M. Guaino et l'interprétation de M. Raffarin sans pointer du doigt le problème...
De telle sorte que la confusion reste possible en survolant l'article ! Dommage, là ils ont d'un coup moins bien fait leur boulot.
Jean-Pierre, tu as raté l'entrée dans l'Acte II. Déjà que l'Acte I, on l'avait vite oublié pour le bien de tous...
dimanche 22 mars 2009
La position de l'Eglise sur la sexualité
Une déclaration papale est, depuis quelques jours, la cible de toutes les attaques. On dit le soutien au Pape s'amenuisant, même au sein de la communauté catholique. Force est de constater que les médias ont encore réussi leur coup : déformer proprement et simplement des propos en les sortant de leur contexte.
La phrase retenue du Pape est la suivante : "On ne peut pas vaincre le SIDA par l'utilisation du préservatif : au contraire, ils augmentent le problème...".
Le problème, c'est que la phrase complète ajoute à la suite : "... la solution peut être seulement liée à une humanisation de la sexualité, un renouveau spirituel et humain." (voir la vidéo http://www.dailymotion.com/video/x8p619_benoit-xvi-le-preservatif-aggrave-l_news)
Le sens de la phrase dans son ensemble est sensiblement différent ! L'Eglise rappelle sa position de toujours sur la question : l'acte sexuel est directement lié à la procréation, et doit être consommé dans le cadre d'un couple uni par le mariage.
Le préservatif n'est que la partie émergée de l'iceberg ; à travers lui s'est instauré une banalisation d'un changement comportemental : avoir du sexe pour du sexe, autrement dit la luxure, faisant partie des 7 péchés capitaux du catholicisme.
Ce que le Pape dit donc, c'est que l'utilisation du préservatif encourage à continuer ce comportement abusif, et plus les relations sexuelles seront désordonnées et nombreuses, plus le risque de transmission du rétrovirus est important.
Le préservatif donne l'illusion d'une sécurité, mais qui n'a jamais entendu parler d'un préservatif qui craque ? Un simple oubli suffit à tout faire basculer, et tout le monde n'a pas forcément accès facilement à ces moyens de contraception, déjà qu'on refuse d'inscrire quelque part le droit de tout un chacun d'avoir accès à l'eau...
La solution prônée par l'Eglise au travers de la bouche du Pape est donc la suivante : revenir à des valeurs plus nobles comme la fidélité dans l'union. Si le sérieux revient autour de l'acte sexuel, le préservatif verra son utilité naturellement s'évaporer et la transmission du SIDA sera elle-aussi naturellement compromise. Ainsi, tant qu'on met le préservatif en avant, on encourage la perte de repères et on induit le processus inverse : une conservation voire une augmentation de rapports sexuels basés sur la simple envie, et par là-même une augmentation de la contamination des populations par le SIDA.
Concernant le Pape, il est le représentant du Dieu sur Terre, et à la tête d'une institution, l'Eglise catholique romaine, qu'il connaît parfaitement. Les prises de position pro/anti Pape n'ont donc aucun sens : l'Eglise n'est pas une entreprise libérale, et le Pape n'est pas un P-DG redevable devant ses actionnaires...
Notre société (et les Français sont champions en la matière) a l'habitude de faire valser les dirigeants au moindre problème, mais c'est là où l'on voit que notre mode de vie influe trop sur nos comportements et nos habitudes.
Le seul problème que je vois dans tout cela est la manie d'une majorité de médias (au sens large, en incluant toute publication d'opinion, dont FaceBook et les blogs) de pratiquer la désinformation : c'est à dire ne pas rechercher la source des informations communiquées, ne pas faire l'effort de comprendre le réel sens des messages mis en avant et s'arrêter à l'information massivement transmise sans se poser la question de l'intégrité du message et d'une éventuelle déformation...
La phrase retenue du Pape est la suivante : "On ne peut pas vaincre le SIDA par l'utilisation du préservatif : au contraire, ils augmentent le problème...".
Le problème, c'est que la phrase complète ajoute à la suite : "... la solution peut être seulement liée à une humanisation de la sexualité, un renouveau spirituel et humain." (voir la vidéo http://www.dailymotion.com/video/x8p619_benoit-xvi-le-preservatif-aggrave-l_news)
Le sens de la phrase dans son ensemble est sensiblement différent ! L'Eglise rappelle sa position de toujours sur la question : l'acte sexuel est directement lié à la procréation, et doit être consommé dans le cadre d'un couple uni par le mariage.
Le préservatif n'est que la partie émergée de l'iceberg ; à travers lui s'est instauré une banalisation d'un changement comportemental : avoir du sexe pour du sexe, autrement dit la luxure, faisant partie des 7 péchés capitaux du catholicisme.
Ce que le Pape dit donc, c'est que l'utilisation du préservatif encourage à continuer ce comportement abusif, et plus les relations sexuelles seront désordonnées et nombreuses, plus le risque de transmission du rétrovirus est important.
Le préservatif donne l'illusion d'une sécurité, mais qui n'a jamais entendu parler d'un préservatif qui craque ? Un simple oubli suffit à tout faire basculer, et tout le monde n'a pas forcément accès facilement à ces moyens de contraception, déjà qu'on refuse d'inscrire quelque part le droit de tout un chacun d'avoir accès à l'eau...
La solution prônée par l'Eglise au travers de la bouche du Pape est donc la suivante : revenir à des valeurs plus nobles comme la fidélité dans l'union. Si le sérieux revient autour de l'acte sexuel, le préservatif verra son utilité naturellement s'évaporer et la transmission du SIDA sera elle-aussi naturellement compromise. Ainsi, tant qu'on met le préservatif en avant, on encourage la perte de repères et on induit le processus inverse : une conservation voire une augmentation de rapports sexuels basés sur la simple envie, et par là-même une augmentation de la contamination des populations par le SIDA.
Concernant le Pape, il est le représentant du Dieu sur Terre, et à la tête d'une institution, l'Eglise catholique romaine, qu'il connaît parfaitement. Les prises de position pro/anti Pape n'ont donc aucun sens : l'Eglise n'est pas une entreprise libérale, et le Pape n'est pas un P-DG redevable devant ses actionnaires...
Notre société (et les Français sont champions en la matière) a l'habitude de faire valser les dirigeants au moindre problème, mais c'est là où l'on voit que notre mode de vie influe trop sur nos comportements et nos habitudes.
Le seul problème que je vois dans tout cela est la manie d'une majorité de médias (au sens large, en incluant toute publication d'opinion, dont FaceBook et les blogs) de pratiquer la désinformation : c'est à dire ne pas rechercher la source des informations communiquées, ne pas faire l'effort de comprendre le réel sens des messages mis en avant et s'arrêter à l'information massivement transmise sans se poser la question de l'intégrité du message et d'une éventuelle déformation...
vendredi 6 février 2009
Le nucléaire français... politiquement écologique
M. Sarkozy, Président de la République Française, en visite le vendredi 6 février 2009 sur le site n°3 de Flamanville sur le chantier du futur réacteur EPR, a produit un discours en faveur du l’exportation d’énergie électrique, en se basant principalement sur le nucléaire dit « de 3ème génération » (voir une capture de la dépêche de Reuters concernant la visite de M. Sarkozy à Flamanville publiée par Yahoo! aujourd'hui-même).
De l’énergie électrique… nucléaire
Le président a exhorté Areva, la société détenant le contrat d’exclusivité avec l’Etat français pour la construction de centrales nucléaires, à investir « rapidement, massivement ». Certes, en ces temps de crise, le président traduit bien sa volonté d’investir dans les entreprises (via le lancement de grands projets d’infrastructure dans le domaine public par exemple) afin que celles-ci créent des emplois, et par là-même contribuent à réduire le plus vite possible l’impact de la crise. C’est sur ces idées que M. Sarkozy s’était d’ailleurs exprimé la veille, jeudi 5 février, en direct à la télévision et la radio (voir une capture de la dépêche de l'Agence France-Presse décrivant la position de M. Sarkozy sur le nucléaire publiée par Yahoo! aujourd'hui).
Malheureusement, il est dommage que la France (et donc M. Sarkozy) ne soit pas fidèle à ses engagements… Est-ce que les mots « Grenelle de l’environnement » signifient quelque chose ? Le nucléaire a toujours été politiquement soutenu par l’Etat français, sur des termes économiques, et (malheureusement) écologiques… Voici quelques extraits de la partie concernant le programme « Efficacité énergie et carbone » du compte-rendu sur la table-ronde finale n°1 du Grenelle, ayant eu lieu le 7 novembre 2007 (il y a 1 an ½ !) :
L’ensemble de ces citations prouvent bien qu’il a été admis que le nucléaire ne fait pas partie des formes renouvelables de production d’énergie et qu’il a été décidé que la part du nucléaire dans la production française devait baisser. Certes, il y a eu un désaccord sur la place à accorder au nucléaire, mais on peut l’expliquer pour deux raisons, principalement :
Le nucléaire est donc devenu vital aujourd’hui dans son état actuel. Cela ne veut cependant pas dire que l’on ne peut pas l’abandonner au fur et à mesure, et qu’il faut dès maintenant arrêter son développement (pas sa maintenance !) pour privilégier d’autres sources.
L’argument économique face à l’argument écologique
Un argument fort actuellement est la question du porte-monnaie. C’est d’ailleurs en règle générale cet argument qui prévaut sur les autres, et c’est bien dommage, car il a une force de persuasion telle que le pire des projets pourrait être toléré voire accepté pour la simple raison qu’il est moins cher (voyez par exemple le faible développement du commerce équitable)… Fin de l’aparté.
Il est bien souvent dit dans les réseaux pro-nucléaires que cette technologie produit l’électricité la moins chère. C’est vrai, la production d’électricité par le nucléaire est la méthode la moins chère… mais quand on a dit cela, on est loin du compte !
La production, en effet, n’est que le sommet de l’iceberg. C’est là où je fais intervenir le bilan carbone (et tout autre bilan sur les nanoparticules, pourquoi pas), car en plus d’avoir un coût (dit « coût externe »), les opérations gravitant autour de la production produisent de la pollution. Autour de la production, il y a l’achat/production du combustible, la maintenance des sites de production, le traitement des déchets (filtrage des fumées dans le cas de la combustion, retraitement du combustible nucléaire, par exemples) et bien sûr le transport mis en jeu par l’ensemble.
Et c’est là où le bât blesse… car au final, l’argument 100% économique ne tient plus aujourd’hui, et l’arrivée des premières voix dénonçant l’impact écologique du nucléaire auraient pu produire beaucoup de tord à l’industrie nucléaire, (malheureusement ?) protégée par la politique actuelle et les mentalités intoxiquées par plus de 30 ans de vérité cachée et de non-dits. (voir une capture de la dépêche de Reuters concernant la réaction/non-réaction des habitants de la région de Penly publiée par Yahoo! aujourd'hui)
Je terminerai par un exemple :
Savez-vous quel est le rendement d’une centrale nucléaire ? Avant de donner la réponse ici, j’aimerais indiquer le rendement des moteurs thermiques (ou à explosion) utilisés par les voitures actuellement. Il s’agit soit de 36% (moteur à essence), soit de 42% (technologie Diesel) (voir la page Web concernant les moteurs conventionnels du site ifp.fr). Il est couramment admis que ces moteurs ont un piètre rendement, quelquefois-même jugé catastrophique (mes souvenirs vont à mon professeur de mécanique de terminale). Alors, maintenant, revenons-en au rendement de notre centrale : 30% ! (voir la page concernant le rendement des centrales nucléaires du site d'econologie.com) Toute la fumée blanche que vous voyez sortir des tours de réfrigération provient de 70% de la chaleur produite par le ou les réacteurs !
Il existe des solutions alternatives, telles que présentées par le réseau « Sortir Du Nucléaire » (voir la page sur les solutions alternatives du site sortirdunucleaire.org), bien qu’il n’y ait pas de chiffres précis quant à coût des différentes solutions proposées ou du nucléaire.
De l’énergie électrique… nucléaire
Le président a exhorté Areva, la société détenant le contrat d’exclusivité avec l’Etat français pour la construction de centrales nucléaires, à investir « rapidement, massivement ». Certes, en ces temps de crise, le président traduit bien sa volonté d’investir dans les entreprises (via le lancement de grands projets d’infrastructure dans le domaine public par exemple) afin que celles-ci créent des emplois, et par là-même contribuent à réduire le plus vite possible l’impact de la crise. C’est sur ces idées que M. Sarkozy s’était d’ailleurs exprimé la veille, jeudi 5 février, en direct à la télévision et la radio (voir une capture de la dépêche de l'Agence France-Presse décrivant la position de M. Sarkozy sur le nucléaire publiée par Yahoo! aujourd'hui).
Malheureusement, il est dommage que la France (et donc M. Sarkozy) ne soit pas fidèle à ses engagements… Est-ce que les mots « Grenelle de l’environnement » signifient quelque chose ? Le nucléaire a toujours été politiquement soutenu par l’Etat français, sur des termes économiques, et (malheureusement) écologiques… Voici quelques extraits de la partie concernant le programme « Efficacité énergie et carbone » du compte-rendu sur la table-ronde finale n°1 du Grenelle, ayant eu lieu le 7 novembre 2007 (il y a 1 an ½ !) :
- « Augmentation de la recherche sur les nouvelles technologies de l’énergie, consacrée notamment aux énergies renouvelables et au stockage de l’électricité au niveau de celle dévolue au nucléaire civil. » : il faut bien noter que la recherche doit porter sur de nouveaux moyens de produire de l’ électricité, faisant partie du « bouquet énergétique » (hydraulique, éolien, biomasse, géothermie, photovoltaïque, solaire) dont le nucléaire ne fait pas partie. Pire, le nucléaire est mentionné, mais uniquement pour un meilleur stockage de l’énergie produite, sous-entendu « déjà produite ».
- Le Grenelle propose une « obligation de réaliser un bilan carbone pour toute personne morale, publique ou privée ». Et pourquoi ne pas étendre cette obligation au secteur de l’énergie ? Il y aurait beaucoup à redire (et à démontrer via le bilan carbone, entre autres) sur le qualificatif « écologique » appliqué au nucléaire…
- « Les programmes de maîtrise de la demande d’énergie et de développement des énergies renouvelables entraîneront une baisse mécanique de la part du nucléaire dans le bouquet énergétique français. » : que dire de plus ? La part du nucléaire doit baisser dans la production d’électricité française face aux autres formes de production ! C’est écrit noir sur blanc !
- Malheureusement, comme cité un peu plus loin, il y a un « désaccord entre les parties sur la juste place du nucléaire (notamment sur la poursuite du programme EPR) », ce qui est une des failles du Grenelle, porte ouverte à ce qui se passe à Flamanville…
L’ensemble de ces citations prouvent bien qu’il a été admis que le nucléaire ne fait pas partie des formes renouvelables de production d’énergie et qu’il a été décidé que la part du nucléaire dans la production française devait baisser. Certes, il y a eu un désaccord sur la place à accorder au nucléaire, mais on peut l’expliquer pour deux raisons, principalement :
- La preuve a été faite sans équivoque que la poursuite du développement du programme nucléaire n’est pas écologique, ce qui montre bien que d’autres raisons poussent à cette tendance, parmi elles l’argument économique (j’y reviendrai plus tard) et… la volonté politique ! Pourquoi un tel acharnement ? Pourquoi des contrats d’exclusivité (Areva) existent-ils encore entre l’Etat français et des sociétés privées concernant le nucléaire ? Pourquoi de nouveaux chantiers nucléaires sont-ils lancés ?
- Le fait que la France dispose de 58 réacteurs implantés sur 19 sites (voir la page du site Web d'EDF concernant la production d'électricité) prouve bien l’omniprésence du nucléaire, aujourd’hui. Il va sans dire que nous avons les mains liées à l’heure actuelle sur cette question, et que l’abandon pur et dur immédiatement du nucléaire relève de l’utopie (à moins que les Français soient prêts à vivre et travailler sans électricité…).
Le nucléaire est donc devenu vital aujourd’hui dans son état actuel. Cela ne veut cependant pas dire que l’on ne peut pas l’abandonner au fur et à mesure, et qu’il faut dès maintenant arrêter son développement (pas sa maintenance !) pour privilégier d’autres sources.
L’argument économique face à l’argument écologique
Un argument fort actuellement est la question du porte-monnaie. C’est d’ailleurs en règle générale cet argument qui prévaut sur les autres, et c’est bien dommage, car il a une force de persuasion telle que le pire des projets pourrait être toléré voire accepté pour la simple raison qu’il est moins cher (voyez par exemple le faible développement du commerce équitable)… Fin de l’aparté.
Il est bien souvent dit dans les réseaux pro-nucléaires que cette technologie produit l’électricité la moins chère. C’est vrai, la production d’électricité par le nucléaire est la méthode la moins chère… mais quand on a dit cela, on est loin du compte !
La production, en effet, n’est que le sommet de l’iceberg. C’est là où je fais intervenir le bilan carbone (et tout autre bilan sur les nanoparticules, pourquoi pas), car en plus d’avoir un coût (dit « coût externe »), les opérations gravitant autour de la production produisent de la pollution. Autour de la production, il y a l’achat/production du combustible, la maintenance des sites de production, le traitement des déchets (filtrage des fumées dans le cas de la combustion, retraitement du combustible nucléaire, par exemples) et bien sûr le transport mis en jeu par l’ensemble.
Et c’est là où le bât blesse… car au final, l’argument 100% économique ne tient plus aujourd’hui, et l’arrivée des premières voix dénonçant l’impact écologique du nucléaire auraient pu produire beaucoup de tord à l’industrie nucléaire, (malheureusement ?) protégée par la politique actuelle et les mentalités intoxiquées par plus de 30 ans de vérité cachée et de non-dits. (voir une capture de la dépêche de Reuters concernant la réaction/non-réaction des habitants de la région de Penly publiée par Yahoo! aujourd'hui)
Je terminerai par un exemple :
Savez-vous quel est le rendement d’une centrale nucléaire ? Avant de donner la réponse ici, j’aimerais indiquer le rendement des moteurs thermiques (ou à explosion) utilisés par les voitures actuellement. Il s’agit soit de 36% (moteur à essence), soit de 42% (technologie Diesel) (voir la page Web concernant les moteurs conventionnels du site ifp.fr). Il est couramment admis que ces moteurs ont un piètre rendement, quelquefois-même jugé catastrophique (mes souvenirs vont à mon professeur de mécanique de terminale). Alors, maintenant, revenons-en au rendement de notre centrale : 30% ! (voir la page concernant le rendement des centrales nucléaires du site d'econologie.com) Toute la fumée blanche que vous voyez sortir des tours de réfrigération provient de 70% de la chaleur produite par le ou les réacteurs !
Il existe des solutions alternatives, telles que présentées par le réseau « Sortir Du Nucléaire » (voir la page sur les solutions alternatives du site sortirdunucleaire.org), bien qu’il n’y ait pas de chiffres précis quant à coût des différentes solutions proposées ou du nucléaire.
samedi 17 janvier 2009
Israël cesse le feu
La nouvelle est tombée : ce soir à 00h00 GMT, Israël stoppera le combat de manière unilatérale. Cela signifie donc que le comportement du Hamas n'est pas certain, cependant on peut raisonnablement envisager qu'il s'agit d'une opportunité pour reprendre la discussion brutalement stoppée lors de la reprise des combats le 19 décembre dernier.Edition du 18/01/2009 : Un cessez-le-feu a aussi été déclaré de manière unilatéale du côté du Hamas.
Il ne s'agit pas (encore ?) d'une trêve (accord bilatéral).
Un cessez-le-feu politique ?
Si l'on ne peut que se réjouir de la nouvelle, il faut cependant réfléchir et se poser la question : "Pourquoi Israël stoppe le combat" ?
La réponse officielle est : "objectifs atteints". La pilule est plutôt difficile à avaler sachant que dans cette guerre les objectifs d'Israël dans le Hamas sont cachés, mobiles et difficilement atteignables, c'est d'ailleurs pour cela que la guerre dure depuis de nombreuses années.
Il est assez étonnant que les "objectifs" aient été subitement atteint dans un contexte politique plutôt tendu pour Israël : la communauté internationale a massivement condamné l'incursion israélienne dans la bande de Gaza, les sanctions ont commencé à pleuvoir de manière isolée (des pays imposent par exemple des sanctions économiques aux entreprises traitant avec Israël), et partout dans la monde l'agitation s'accroît autour de ce problème.
De plus, beaucoup de bavures ont eu lieu, notamment l'attaques de bâtiment gérés par l'ONU et même le siège de l'ONU en Palestine !
Et puis il faut surtout relativiser les quelques cibles qu'Israël a abattues : ce n'est pas la première fois que le Hamas perd des responsables de son organisation, et les combattants sont en guerre depuis tellement longtemps contre Israël que leur moral ne saurait être affectés par les attaques israéliennes. Au contraire, et comme on a malheureusement toujours pu le constater, plus l'armée israélienne intensifie ses actions, plus la réaction du Hamas est violente...
Enfin, on peut se demander ceci : quels avantages subsisteraient pour Israël de poursuivre le combat ? Quel parfait timing de la "providence" permettant à Israël d'abattre des objectifs juste à temps, 4 jours avant l'investiture et la prise de fonction officielle d'Obama !
Mon avis sur la question est radicalement différent de la version officielle. Ce surplus de coïncidences me fait plus penser à un signal politique fort plutôt qu'à une évolution majeure du conflit. Le gouvernement israélien l'a bien compris, en votant l'arrêt des combats à une écrasante majorité !
En arrêtant les combat de son propre chef, Israël redore ainsi son image. La déclaration du Premier Ministre israélien porte d'ailleurs sur l'excuse (facile), le message de paix et sur l'inquiétude humanitaire : message de soutien à la population et la promesse de coopération avec les associations humanitaires, très malmenées, il faut le dire, lors du conflit (interdiction de passage pendant une longue période, puis des ouvertures de quelques malheureuses heures des zones de combat). De plus, l'investiture du nouveau Président états-unien pendant une période de cessez-le-feu israélien sera un message, un appel des israéliens à leurs alliés pour resserrer les liens, dans une période où la communauté internationale fronce les sourcils. On peut même pousser la réflexion plus loin en disant qu'il serait même encore mieux pour Israël de se faire attaquer pendant son cessez-le-feu par le Hamas, puisque cela transformerait l'état hébreu en un état martyr subissant les attaques de lâches du Hamas !
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